L’immigration est une conséquence avant d’être une cause
« (…) Les partis politiques spécialisés dans la dénonciation anti-immigrés ne sont rien d’autre que des partis démagogiques petits-bourgeois, qui essaient de capitaliser sur les peurs et les misères du monde actuel en pratiquant la politique du bouc émissaire. L’expérience historique nous a montré vers quoi conduisent de pareils joueurs de flûte ! Il faut ici distinguer l’immigration et les immigrés. L’immigration est un phénomène négatif, puisqu’elle est elle-même le fruit de la misère et de la nécessité, et les sérieux problèmes qu’elle pose sont bien connus. Il est donc nécessaire de chercher, sinon à la supprimer, du moins à lui enlever le caractère trop rapide et trop massif qui la caractérise actuellement. Il est bien évident qu’on ne résoudra pas les problèmes du Tiers-monde en conviant ses populations à venir en masse s’installer dans les pays occidentaux ! En même temps, il faut avoir une vue plus globale des problèmes. Croire que c’est l’immigration qui porte principalement atteinte à l’identité collective des pays d’accueil est une erreur. Ce qui porte atteinte aux identités collectives, c’est d’abord la forme d’existence qui prévaut aujourd’hui dans les pays occidentaux et qui menace de s’étendre progressivement au monde entier. Ce n’est pas la faute des immigrés si les Européens ne sont plus capables de donner au monde l’exemple d’un mode de vie qui leur soit propre ! L’immigration, de ce point de vue, est une conséquence avant d’être une cause : elle constitue un problème parce que, face à des immigrés qui ont souvent su conserver leurs traditions, les Occidentaux ont déjà choisi de renoncer aux leurs. L’américanisation du monde, l’homogénéité des modes de production et de consommation, le règne de la marchandise, l’extension du marché planétaire, l’érosion systématique des cultures sous l’effet de la mondialisation entament l’identité des peuples beaucoup plus encore que l’immigration. (…) »
Alain de Benoist, C’est-à-dire, Les Amis d’Alain de Benoist, 2006.
A la fin de son histoire, et avec la gravité du sage, François-Xavier Garneau nous l’a déjà dit: « C’est aux grands peuples à faire l’épreuve des nouvelles théories… Pour nous, une partie de notre force nous vient de nos traditions. » Les enseignements de l’histoire nous prêchent à coup sûr la circonspection. Presque toujours, la richesse, l’opulence furent, pour les peuples, des germes de mort. Notre idéalisme latin pourrait-il ne pas redouter le prochain avenir, quand déjà toutes les puissances de la civilisation ambiante ne nous inclinent que trop au culte des forces matérielles? Tous les jours, le spectacle lamentable ne s’offre-t-il point à nos yeux de beaucoup trop de nos compatriotes pour qui l’avènement à la fortune s’est accompagné d’une décadence familiale et d’un reniement total ou partiel de l’idéal catholique et français?
Les paysans sont capables de vaincre la faim – si on les laisse faire
Pour trouver des solutions structurelles à la crise alimentaire mondiale, il n’est pas nécessaire d’aller chercher bien loin. Le modèle de l’agriculture vivrière est connu de tous. En Suisse, l’expérience du magasin-garage de Rudolfstetten montre qu’il est possible de revenir à ce mode d’exploitation tout en l’adpatant aux conditions de vie actuelles.
Les effets secondaires nuisibles de la crise immobilière aux USA ont leurs répercussions dans le secteur alimentaire. Car après la crise immobilière l’argent des fonds de pensions par exemple est investi dans le secteur alimentaire. Les conséquences en sont que les céréales, avant d’arriver au moulin passent par plusieurs mains de spéculateurs.
En Côte d’Ivoire, au Burkina Faso, au Sénégal, à Haïti, au Mexique et à d’autres endroits des émeutes violentes causant de nombreux blessés et des morts ont éclaté à cause des fortes augmentations du prix du blé, du maïs et du riz. Dans divers pays asiatiques les tensions sociales augmentent. Les plus pauvres des pauvres se défendent contre l’augmentation des prix de leurs aliments de base qui ont explosé en l’espace de quelques mois et qui sont devenus inabordables pour leur alimention. (Lire la suite…)
Georges Sorel : Socialisme et violence Source : Ange Sampieru, revue Orientations n°11 (juil. 1989).
Pour la plupart de nos contemporains, l’évocation de Georges Sorel revient le plus souvent à l’analyse du théoricien de la violence. Son ouvrage le plus célèbre, Réflexions sur la violence (1908), constitue une contribution irremplaçable au mythe révolutionnaire. On sait l’importance que constitue pour ce penseur exceptionnel le concept de “mythe”. Le mythe révolutionnaire sorélien est inspiré d’une vision polémologique des rapports sociaux. La violence informe l’action révolutionnaire et l’investit d’une conception réaliste de l’histoire. Comme moyen d’agir sur le présent, le mythe prolétarien est un outil au service de la révolution anti-bourgeoise. C’est aussi un outil conceptuel qui doit d’abord s’opposer à la fois à l’utopie socialiste et au conservatisme libéral. Ce discours très original, activiste par excellence, donne une place privilégiée à l’œuvre de Sorel dans notre conception du socialisme.
Avant d’aborder l’analyse proprement dite du mythe de la violence comme idée-force chez Sorel, il est utile de présenter l’homme et son œuvre. C’est à partir de cette connaissance de l’environnement idéologique que nous pourrons, dans une 2nde partie, présenter les caractères de cette “violence” en tant que mythe et des conséquences qui en découlent sur notre propre position. (Lire la suite…)
Bombardiers (FR) – Bordeaux 83
Bombers Crew Records 2005
Premier album du quartet bordelais. La musique est dans la lignée des Camera Silens ou autres Komintern Sect. Un brin de nostalgie survient avec « Bordeaux 83 » et « Les Kids ». Assurément le meilleur groupe oi ! français du moment.
Voyage-Pèlerinage à Québec avec le District de France de la Fraternité Sacerdotale Saint-Pierre, du 18 au 24 juin 2008
Au mois de juin prochain, le district de France de la FSSP vous invite à participer à un “pèlerinage-voyage” à Québec.
Nous avons voulu organiser ce séjour en raison de la coïncidence de deux événements qui nous concernent au premier chef comme catholiques français :
- l’anniversaire de la présence française à Québec : en 1608, il y a de cela quatre siècles cette année, Samuel de Champlain accostait sur la rive nord du fleuve Saint-Laurent en un lieu appelé par les indiens Kébec ; dès 1534, Jacques Cartier avait pris possession au nom de François Ier d’un vaste territoire qui allait devenir le Canada français. Nos missionnaires en firent une terre chrétienne.
- le Congrès eucharistique Mondial : la Fraternité Saint-Pierre dessert depuis septembre 2007 à Québec l’église Saint-François d’Assise. Le chapelain, M. l’abbé Guillaume Loddé, vient du district de France. La Fraternité veut s’investir particulièrement dans le Congrès eucharistique mondial car le Saint-Sacrifice de la Messe est le cœur de la vie et de l’apostolat de nos prêtres et parce que nous avons un souci particulier de la révérence et de l’adoration envers le Saint-Sacrement. La liturgie traditionnelle aura toute sa place dans les célébrations et les manifestations publiques de dévotion au cours du Congrès : notre église sera ouverte aux fidèles venus du monde entier ; notre chapelain met le plus grand soin à préparer messes chantées, offices liturgiques et conférences publiques. Mgr Léonard, évêque de Namur (Belgique) célèbrera dans la forme extraordinaire du rite romain une messe pontificale. La paroisse traditionnelle de Québec nous accueillera et notre supérieur général, M. l’abbé John Berg, accompagnera nos fidèles. (Lire la suite…)
Les évêques polonais se rebiffent contre la culture de mort
Les évêques polonais protestent contre la résolution de l’Assemblée permanente du Conseil de l’Europe appelant les gouvernements à promouvoir le droit à l’avortement :
« Le Conseil permanent de l’épiscopat polonais réuni à Jasna Gora [le sanctuaire de Czestochowa], en présence des évêques diocésains, exprime sa vive protestation contre cette résolution. Les évêques expriment leur ferme opposition face à la tentative d’imposer, par voie administrative, des principes opposés à la sensibilité fondamentale de la conscience humaine. »
L’épiscopat polonais est semble-t-il, pour le moment, le seul qui ait protesté, à ce jour, contre cette mortifère nouvelle pression du lobby de la culture de mort.
En plein Rome, à quelques pas du stade Olympique qui l’embrasse presque de sa majestueuse splendeur, se situe « Area 19 », nouvelle et déjà mythique occupation réalisée par les militants activistes de Casapound et Fiamma tricolore.
Ce qui frappe le plus immédiatement lorsqu’on découvre les lieux c’est évidemment le gigantisme. Véritablement immense est cette ancienne station de métro construite à l’occasion des championnats du monde de football, jamais totalement terminée et partiellement utilisée durant à peine une quinzaine de jours.
Jusque là triste et écoeurant symbole de la gabegie étatique et de l’incompétence irresponsable d’une ploutocratie qui gaspille allègrement l’argent des citoyens sans jamais leur rendre de comptes, « Area 19 » incarne dorénavant la revanche de ce petit peuple trahi et floué qui ose maintenant se réapproprier le bien dont on l’avait spolié et qui est bien décidé à ne plus se laisser passivement plumer par les spéculateurs en tous genres.
Par ailleurs, au-delà de cette très forte symbolique politique, « Area 19 » offre également aux militants romains une structure culturelle de premier ordre où a déjà été organisé un concert réunissant plus de 600 personnes et où commencent à fleurir les peintures murales qui transformeront peu à peu ce décor kafkaïen fait de galeries interminables et de tunnels entrecroisés baignés de lumière électrique vacillante en un haut lieu de la créativité et de l’agit-prop identitaire et sociale européenne.
La visite de cette nouvelle place forte de la rébellion et aussi l’occasion de saluer, une fois encore, le dynamisme et l’abnégation des militants romains qui, visiblement animés par une flamme sacrée que rien ne vient tamiser, assurent la garde permanente et la rénovation des locaux.
Et quand, au cœur de la nuit, jaillissent des gorges des camarades réunis autour de leur chef le traditionnel cri de ralliement « Eja, Eja, Alala » qui résonne presque sans fin dans le dédale de béton, on ne peut s’empêcher de sentir un frisson dans le creux de la nuque. Un frisson rapide et violent qui ressemble un peu à de l’espoir.
La France s’entiche de Michaëlle Jean sans la connaître
En août 2005, l’organisation du Québécois tirait à boulets rouges sur la nouvelle gouverneure générale du Canada, Michaëlle Jean. Nous l’avions fait en effectuant des révélations fracassantes sur son passé qui est marqué par des liens serrés d’amitié avec des membres éminents de notre famille politique, la frange radicale du mouvement indépendantiste québécois. Pourquoi avions-nous cru légitime d’agir ainsi? Tout d’abord parce que nous nous sentions trahis par des gens qui reniaient leurs idéaux politiques pour de lucratifs emplois et aussi parce que le premier ministre canadien du moment, Paul Martin, croyait pouvoir se servir du charme de miss Jean pour nuire au mouvement indépendantiste québécois.
Notre ferme réaction avait su contrecarrer de très belle façon les plans du chef libéral, Paul Martin, c’est le moins que l’on puisse dire. Jamais plus Michaëlle Jean ne devait être utilisée par les forces fédéralistes pour vanter les mérites de l’unité canadienne en terre québécoise. Tout d’abord parce que les gens apprécient très peu les arrivistes et les opportunistes, et d’autre part parce que plus personne ne pouvait dès lors croire cette femme qui défend l’unité canadienne mais qui tout récemment encore appuyait exactement le contraire! « Elle était brûlée », comme on dit chez nous. Et on l’a vraiment cru jusqu’à tout récemment, jusqu’à ce qu’on apprenne que la gouverneure générale se rendrait prochainement en France pour y lancer officiellement les festivités du 400e anniversaire de la fondation de la ville de Québec. Ce qui est pour le moins particulier, et ce, parce qu’au moment d’entrer en fonction, en 2005, Michaëlle Jean avait parlé du passé du Canada, mais sans j
amais même mentionner le rôle fondamental qu’avait joué la France… (Lire la suite…)